Mardi 6 mai 2008
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14:11
Un regard chronologique porté sur la production picturale de Fantin
fait alterner les thèmes auxquels il reste fidèle: nature morte, portrait, composition florale, illustration musicale.
Allant de l'un à l'autre, tant par caprice des commandes, les élans personnels et une aisance
grandissante dans la confection d'une œuvre quelque soit son sujet...
Par cosette patarot
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Lundi 5 mai 2008
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16:57
C'est avec beaucoup de peine que nous vous annonçons le décès de Paul
Mantes. A 84 ans il débordait de gentillesse, d'humanité, de talent et de vitalité. Son trou dans l'eau ne se refermera jamais et il restera toujours notre maître à
tous.
Paul Mantes, 84 ans, architecte, ancien professeur à l'école Boulle, grand prix de
Rome de peinture.
Copistes.free.fr
Par cosette patarot
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Dimanche 4 mai 2008
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17:20
DE L'ART ET DU BEAU
Il n'y pas deux arts, il n' y en a qu' un : c' est celui qui a pour fondement le beau éternel et naturel.
Ceux qui cherchent ailleurs se trompent, et de la manière la plus fatale.
Qu'est-ce que veulent dire ces prétendus artistes que prêchent la découverte du "nouveau" ?
Y a - t - il rien de nouveau ?
Tout est fait, tout est trouvé.
Notre tâche n' est pas d'inventer, mais de continuer, et nous avons assez à faire en nous servant, à l'exemple des maitres, de ces innombrables types que la nature nous offre constamment, en
les interprétant dans toutes la sincérité de notre cœur, en les ennoblissant par ce style pur et ferme sans lequel nulle œuvre n'a de beauté.
Quelle absurdité que de croire que les dispositions et les facilités naturelles peuvent être compromises par l'étude, par l' imitation même des œuvres classiques !
Le types original, l'homme, reste toujours là: nous n'avons qu' à le consulter pour savoir si les classiques ont tort ou raison, et si, en employant les mêmes moyens qu'eux, nous disons
vrai...
(extrait du livre "écrit sur l'art de Ingres)
Par cosette patarot
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Mercredi 30 avril 2008
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13:23
Emanuel Larsen a été marqué, comme la
plupart des artistes danois de sa génération, par le grand maître à peindre Eckerberg dont il ne manqua pas lui aussi de suive l'enseigne à l'Académie royale des Beaux-Arts de Copenhague.
Il se spécialisa dans la peinture de narines .
Larsen s'est souvent attaché à rendre l'atmosphère générale du paysage.
Il en est ainsi du présent tableau ou les voiliers sont en fait réduits à trois silhouettes auxquelles semblent répondre celles des oiseaux marins au nombre de trois eux aussi, qui volent au
ras de l'eau, et à l'avant plan.
Le ciel très mouvementé occupe les deux tiers supérieur de la composition.
De gros nuages s' amoncellent, l'un d'eux, à gauche, projette une ombre bleu foncé sur la surface de la mer et un grain est en train d'éclater: les trainés de pluie sont suggérées par de fines
hachures réalisées a la pointe du pinceau.
Plus loin, à gauche, un rayon du soleil a reussi à taverser les nuages et dessine sur l'eau une ligne bleue clair, un effet fort bien rendu...
Par cosette patarot
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Mardi 29 avril 2008
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18:16
Un soir, en fouillant dans la
remise, j'ai découvert "la tête de cheval blanc".
A la seconde, dans ce portrait, j'ai reconnu mon père:
Je vis à présent avec ce tableau, cette image c'est la sienne; c'est aussi la mienne.
J'ai grandi en face d'elle. Je lui parle souvent.
Parfois il m'arrive de sentir que Théodore Géricault se tient debout derrière moi, ses deux mains sur mes épaules; et qu'il se mire dans cette toile comme dans la glace qui nous renvoie,
ensemble, notre double reflet.
L'âme de Géricault hante l'œil droit de ce cheval et son regard lointain; ce regard planté dans l'ailleurs, dans l'absence, dans la mort prochaine.
Elle transperce l'œil gauche, assombri par la mèche , mais demeure aux aguets interrogeant, dévorant l'existence.
Mon père existe , dans cette crinière souple et lasse, en attente des turbulences du vent.
Il demeure à l'écoute dans chaque oreille dressée; une écoute aiguë , constante.
Il palpite à travers ces larges naseaux qui aspirent les senteurs et les passions de la vie.
Il dure mon père, dans chaque parcelle de cette toile, dans chaque fraction de ce portrait..
Jours après jour nous dialoguons, Théodore Géricault et moi.
Nous nous reconnaissons.
En m' obstinant à interroger ce visage, j'ai l'impression de retracer peu à peu son itinéraire par fragments.
Ma vie n'est qu'une pauvre copie de la sienne....
( extrait du livre " Dans le soleil du père" de Andrée Chedid )
Par cosette patarot
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Lundi 28 avril 2008
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13:18
Tous Braver avec courage,
ne travailler que pour plaire d'abord à sa bonne conscience, puis à peu de monde: voilà le devoir d'un artiste, car l'art n'est pas seulement une profession, c'est aussi un apostolat.
Tous ces efforts courageux ont tôt ou tard leur récompense. J'aurais la mienne. aprés tant de jours ténébreux, arrivera la lumière.
Vivre sagement, borner ses désirs et se croire heureux, c'est l'être véritablement...
( extrait du livre " écrits sur l'art " de Ingres)
Par cosette patarot
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Samedi 26 avril 2008
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15:29
L'un du groupe de neuf tableaux qui nous sont parvenus et dans lesquels STubb a conçu une
composition équilibrée du genre frise, grâce à laquelle il a pu situer des chevaux dans diverses postures.
L'absence d'arrière-plan dans cette version permet d'attirer pleinement l'attention sur les chevaux.
Par cosette patarot
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Vendredi 25 avril 2008
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19:14
Souvent, on se fait une montagne d'une difficulté à affronter. Une fois cette épreuve passée, on s'étonne de
l'importance qu'on lui avait conférée. A méditer pour la prochaine fois.
Par cosette patarot
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Mercredi 23 avril 2008
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13:07
« Il faut copier et recopier d’après les maîtres et ce n’est
qu’après avoir donné toutes les preuves d’un bon copiste qu’il pourra raisonnablement vous être permis de faire un radis d’après nature. » conseille Degas.
Par cosette patarot
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Mardi 22 avril 2008
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20:29
Et toi
toi qui buvais dans l’or bleu du matin
toi qui parlais à l’eau vive du
ruisseau
toi qui courais
en sirène après les vagues
toi qui collectionnais les rubans d’herbe folle
toi qui croyais que la vie ne serait
que ce lent écoulement des jours
je t’avais dit pourtant
tu n’as pas voulu écouter ni
entendre
que les ans se
divisent en mois
les mois
en jours
les heures en
minutes
les minutes en
instances encore plus brèves que la vie
la vie longitude
latitude et fractions
fuseaux horaires
tu ne voulais pas des échelles
sinon pour passer ta journée dans les arbres
maintenant tu es là sans
arbre
le crayon à la
main
et il ne reste plus
rien
de l’or des matins
bleus
Angèle Paoli
Par cosette patarot
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